Présentation du livret
Ce livret est destiné à tous ceux qui sont intéressés afin de mettre à leur disposition les bases à connaître pour s’adonner à un jardinage raisonné et réfléchi. Évidemment, il convient en toute humilité de se dire que cet apprentissage vient en pratiquant, que l’on n’a jamais fini d’apprendre et que l’on apprend de ses erreurs. Bon jardinage à tous.
Sommaire
Dans ce livret vous trouverez :
Quelques bases à prendre en considération pour jardiner
La multiplication des plantes : Sachez planter
Sachez-planter
Élaboration de son projet de plantation
Entretien des plantes
Quelques bases à prendre en considération pour jardiner
La plante se nourrit de substances minérales
Les bons effets du fumier sont connus depuis l’antiquité et l’on croyait que la plante absorbait ses aliments directement sous la forme organique. Ce n’est que plus tard qu’on a pu démontrer que le fumier n’agissait pas directement sur les végétaux mais indirectement par sa décomposition qui libérait dans le sol des éléments minéraux qui servaient de nourriture aux plantes.
Les éléments indispensables à la plante sont classés en deux catégories :
Les éléments dits plastiques (99% de la matière vivante) : Carbone, oxygène, hydrogène, azote, phosphore, potassium, soufre, calcium et magnésium ;
Les oligo-éléments : Fer, zinc, manganèse, bore, cuivre et molybdène
La plante prend sa nourriture dans l’air et dans le sol
Après avoir épuisé les réserves de la graine dont il est issu, la plante doit puiser sa nourriture dans le milieu environnant c’est à dire :
Dans l’air par les organes aériens ;
Dans le sol par les racines ;
Par le feuillage.
Dans l’air
Oxygène : Les plante respirent par les feuilles les tiges et les racines en absorbant l’oxygène et en rejetant le gaz carbonique
Azote : Les plantes de la famille des légumineuses (trèfle, haricot…) ont la faculté d’utiliser l’azote de l’air. Les autres plantes doivent trouver dans le sol l’azote qui leur est nécessaire.
Carbone : c’est l’élément de base des végétaux. Il constitue 50% de la matière sèche et est obtenu grâce à la faculté qu’ont les plantes vertes de fixer le carbone du gaz carbonique de l’air qui s’appelle la fonction chlorophyllienne. Cette fonction se traduit par l’absorption du gaz carbonique et le rejet de l’oxygène. Elle permet aussi à une plante verte (présence de chlorophylle) de faire grâce à la lumière la synthèse de ces éléments organiques ; protides, lipides, glucides. À la lumière du jour la photosynthèse est beaucoup plus active que la respiration. À l’obscurité au contraire la photosynthèse s’arrête seule la respiration continue.
Dans le sol
Les racines servent à fixer les plantes au sol, mais surtout à y puiser l’eau et les éléments qui leur sont nécessaires. Ce sont tous les éléments autres que ceux puisés dans l’air et qui sont dissous dans les solutions du sol et c’est sous cette forme qu’ils sont absorbés par les plantes. Cette absorption se fait au niveau des radicelles portant des poils absorbants extrêmement fins qui puisent dans le sol l’eau plus ou moins chargée en sels minéraux nécessaires à l’alimentation de la plante.
Par le feuillage
Il est possible de faire absorber par les feuilles et autres organes aériens les 3 aliments de base azote, phosphore et potassium.
La plante transpire
Cette transpiration a pour effet de rejeter dans l’atmosphère l’eau en excès. Elle permet la concentration des solutions et elle maintient la température de la plante.
Intervention de l’homme
Une bonne alimentation et de bons soins à la plante étant à la base d’une bonne récolte ; l’homme intervient pour mettre en place les meilleures conditions culturales afin d’obtenir une production de qualité et de bons rendements tout en essayant de préserver cette nature qui nous est si chère.

La multiplication des plantes : sachez multiplier vos plantes
Le semis
Il consiste à placer la graine en terre puis à lui assurer des conditions d’humidité correcte et de chaleur suffisante pour provoquer sa germination. C’est le mode naturel de multiplication des végétaux.
La réussite de cette opération importante tient essentiellement à la qualité de la semence qui doit être de pureté parfaite, de faculté germinative élevée et de grande vitalité.
Ces 2 dernières s’amoindrissent avec le temps : éviter donc d’employer de vieilles graines en achetant seulement juste avant de semer.
On peut distinguer différents types de semis :
- • Le semis en place ou en pépinière qui est celui effectué à l’emplacement où la plante poursuivra toute sa végétation.
- • Le semis à la volée qui consiste à répartir les semences sans ordre particulier, mais aussi régulièrement que possible : Exemple le gazon ; les semences sont prises en poignées sont lancées en éventail.
- • Les semis en ligne : On dépose les graines dans des sillons dans une profondeur proportionnelle à la grosseur des graines et un espacement variable selon la taille que va atteindre les plantes.
- • Le semis en poquet qui consiste à semer plusieurs graines dans le même trou : exemple le haricot.
Le bouturage
C’est un mode de multiplication de certaines plantes consistant à donner naissance à un nouvel individu (individu enfant de la plante mère) à partir d’un organe ou d’un fragment d’organe isolé (morceau de rameau, feuille, racine, tige, écaille de bulbe).
En effet, il y a séparation de l’organe végétatif suivi de son enracinement, à la différence du marcottage où, cette fois, il y a enracinement puis séparation de l’organe végétatif.

La division de touffes
La division de touffes consiste à séparer une souche en plusieurs fragments qui donneront autant de nouvelles plantes semblables à la plante mère. Exemples la citronnelle, le vétiver, l’oignon pays…
Le marcottage
Le marcottage est une méthode de multiplication des végétaux par développement de racines sur une partie aérienne d’une plante mère. Certaines plantes se marcottent naturellement.
Il consiste à forcer la mise en contact d’une partie aérienne d’une plante avec la terre humide, jusqu’à l’apparition de racines. On peut alors « sevrer la marcotte », c’est-à-dire séparer la partie aérienne avec ses nouvelles racines de la plante mère.
On distingue plusieurs techniques de marcottage :
- • Par couchage : Il est adapté aux plantes à rameaux souples. Il consiste à effeuiller puis enterrer la partie médiane d’une branche basse dans un trou. Un arceau permet de conserver cette partie sous terre. Un tuteur permet quant à lui de maintenir l’extrémité du rameau hors de terre.

- • En butte ou en cépée : La technique consiste à former une butte autour des rameaux avec un mélange de sable et de terre. Des racines vont se former à la base de chaque rameau, qui pourront alors être sevrés et replantés.

- • Le marcottage aérien ou annulaire est adapté aux arbustes à enracinement difficile et aux plantes d’intérieur. Elle consiste à effeuiller le milieu d’une branche, à l’inciser, puis à envelopper cette partie d’un manchon rempli d’un mélange de terreau. En conservant ce manchon humide, des racines se formeront et la branche pourra alors être sevrée.

Le greffage
Le greffage est un mode de reproduction végétative qui consiste à implanter dans les tissus d’une plante nommée « porte-greffe » un bourgeon ou un fragment de tige nommé « greffon », prélevé sur une autre plante ou de la même plante, pour que celui-ci continue à croître en faisant corps avec la première. La greffe est le résultat de cette opération.
Pour les arbres, la greffe permet souvent d’obtenir des fruits plus gros au goût plus sucré et ce, plus rapidement qu’un arbre issu de semis ou bouturé de façon à pousser sur ses propres racines.
Pour réaliser les greffes il existe plusieurs techniques :
Greffe par approche
Le porte greffe et le greffon de même diamètre sont rapprochés et ligotés en ayant préalablement retiré l’écorce des 2 plantes dans la zone de contact.

La greffe en fente
La greffe en fente est une des techniques de greffe les plus simples à pratiquer.
C’est la technique de greffe la plus courante. Elle est principalement utilisée pour les fruitiers à pépins sur porte-greffe de diamètre inférieur à 2 cm.
Une fente d’environ 3 cm de profondeur est faite dans la tige du porte-greffe et la partie du greffon taillée en fente est insérée dans la tige fendue.
Il est impératif de bien fixer les deux parties de la greffe avec une bande de greffage (pour maintenir les deux en contact) puis de couvrir la greffe avec une bande adhésive ou un mastic ou une cire de greffage pour éviter que l’eau ne pénètre dans la fente.

La greffe en écusson
La greffe en écusson est, la plus utilisée des techniques de greffage.
Elle est particulièrement conseillée pour les fruits à noyau car la moelle de leur arbre est souvent plus fragile que celle des fruits à pépins et supporte mal la greffe en fente.
Il existe bien d’autres techniques de greffage que nous ne verrons pas dans ce document car nous estimons avoir vu l’essentiel et que le plus important est la pratique que nous serons amenés à voir ensemble sur le terrain. De plus, vous pouvez trouver toutes ces techniques sur internet.

Sachez-planter
Que vous l’ayez produit vous-même, que vous l’ayez acheté chez un fournisseur spécialisé, les végétaux doivent être transplantés et prendre place dans votre jardin.
Ce transfert dans un nouveau milieu implique une adaptation de la plante. À vous d’en atténuer les difficultés pour que la reprise se fasse avec un minimum de troubles pour la végétation.
Il y a donc à observer quelques principes :
Préserver les racines
Quel que soit la plante, ce sont les racines qui assurent la reprise. Il faut préserver leur vitalité en les exposant le moins possible à l’air et au soleil car le dessèchement leur est fatal. Il faut ensuite assurer un contact parfait avec le sol qui la reçoit afin que la reprise se fasse sans délai. Le meilleur moyen de faire est d’effectuer un arrosage copieux qui tasse le sol autour de la plante.
Enfin, les racines doivent retrouver leur position naturelle dans le nouveau milieu. Elles ne doivent jamais être comprimées dans un trou trop étroit ou retroussées vers le haut, car leur croissance serait arrêtée.

BON MAUVAIS

Cas des plantes herbacées (oignons pays)
Il convient d’arroser à fond la veille de la plantation afin que les plants se gorgent d’eau. Arrachez-les avec précaution après avoir soulevé la terre pour dégager les racines sans les casser. Coupez la pointe des racines d’une coupe franche pour favoriser la cicatrisation.
Supprimez le tiers des grandes feuilles pour réduire l’évaporation. Si le système racinaire est faible, mettez les plants en place à l’aide du plantoir. Les racines sont engagées dans un premier trou creusé par l’outil puis bornées en enfonçant celui-ci obliquement à côté du plant en lui faisant faire un mouvement de bascule de façon à bien les serrer. La cavité qui subsiste reçois l’eau d’un arrosage qui parachève le tassement.

Arbres et arbustes
Pour planter, exécuter les opérations ci-après :
- • Faire un trou de grandeur suffisante pour y loger facilement les racines.
- • S’il y a lieu mettre un tuteur pour soutenir la tige.
- • Faire au fond du trou un monticule de terre meuble bien tassée destiné à asseoir les racines en position naturelle.
- • Placez une règle de bois sur le trou pour repérer le niveau du sol : l’arbre doit être enterré à la même profondeur qu’il était en pépinière, ce point étant facilement repérable par une différence de couleur de l’écorce. S’il est greffé à la base, la greffe doit être située nettement au-dessus du sol. Augmenter si nécessaire la hauteur du monticule de terre pour l’ajuster en conséquence.
- • Recouvrez les racines de terre fine puis tasser fermement afin d’obtenir un contact parfait entre la terre et les racines.
- • Finir de remblayer le trou en formant au pied de l’arbre une cuvette de diamètre égal à celui occupé par les racines.
- • Versez dans cette cuvette de l’eau, afin que la terre se tasse et adhère étroitement aux racines.
- • Fixer l’arbre à son tuteur en ne serrant pas trop l’attache. Afin de réduire l’évaporation par le feuillage on peut couper des feuilles ou supprimer des rameaux.

Le processus décrit ci-dessus pour la plantation d’un arbre est valable pour tous les sujets quelle que soit leur taille. Seule change la quantité d’eau apportée en arrosage.
L’eau représente jusqu’à 95% du poids de la matière végétale et c’est elle qui en les dissolvant est le véhicule indispensable des sels minéraux que la plante puise dans le sol pour se mourir. Il est donc capital que la plante puisse toujours en disposer en quantité suffisante et des arrosage judicieux, doivent en plein air, pallier ou les insuffisances périodiques de la pluie. A l’intérieur, ou sous abri, la plante est entièrement dépendant de vous pour l’eau.
Les besoins des végétaux en eau varient considérablement suivant les espèces mais aussi suivant les différents stades de végétation.
Pour bien arroser, il faut tenir compte des données ci-après :
- • Un sol sableux, perméable, absorbe l’eau très vite, mais en perd la plus grande partie par infiltration, tandis qu’une terre argileuse ou humifère s’imbibe lentement, mais retient une importante quantité de liquide. Dans le premier cas, vous arroserez donc souvent, mais peu à la fois et dans le second, moins fréquemment mais de façon abondante.
- • Dans un sol donné, l’importance d’un arrosage doit être proportionnée au développement du système racinaire : Il est clair qu’il faut beaucoup plus d’eau pour mouiller le volume de terre exploré par les racines d’un arbre, que dans le cas d’une salade.
- • En saison des pluies les plantes n’ont pas besoin d’être arrosées aussi souvent qu’en période de carême. Il vaut mieux arroser en début de soirée pour éviter les pertes d’eau par évaporation. Les plantes profitent alors de toute la nuit pour se gorger d‘eau. N’arrosez jamais en plein soleil, chaque gouttelette d’eau se comporte comme une loupe qui concentre les rayons du soleil et qui peut ainsi griller les tissus tendres de la plante. Une telle pratique favorise le développement des maladies cryptogamiques.
- • L’eau dont vous disposez peut-être plus ou moins propice aux plantes et contenir des sels ou des produits qui leur sont à priori néfastes (calcaire, chlore, etc.). Elle est ce qu’elle est et vous n’y pouvez rien. Si vous en avez la possibilité, recueillez l’eau de pluie dans un bac ou une citerne et réservez-la pour l’arrosage des cultures.
- • Vous pouvez aussi profiter des arrosages pour distribuer des engrais naturels aux plantes sous une forme très assimilable (potasse, engrais complets solubles). Trois à quatre distributions sont bénéfiques durant la période de pleine croissance. Ne pas dépasser une concentration de 2 ou 3 g par litre et, sous peine de brûlures, n’arroser jamais à l’engrais une plante qui manque d’eau : abreuvez-la d’eau la veille de l’application.
A côté de l’arrosoir manuel et du tuyau d’arrosage, différents types de matériel ont été mis au point pour distribuer l’eau de façon régulière sur le terrain à destination des plantes.
- • Les tourniquets composés essentiellement de 2 bras tournants à l’extrémité desquels l’eau est éjectée horizontalement, en directions inverses, par l’intermédiaire de jets réglables. Il est très ajustable en finesse de pulvérisation. Son inconvénient c’est une dispersion non réglable conduisant à l’arrosage de surfaces qui ne le réclame pas.
- • Les arroseurs oscillants qui ont pour organes de distribution une rampe percée d’orifices par lesquels l’eau se trouve éjectée. Cette pièce est animée d’un mouvement alternatif actionné par le système hydraulique qui fonctionne grâce au débit de liquide.
- • Les cracheurs qu’on appelle aussi canons d’arrosage. La rotation de ce jet est commandée par le jeu d’une palette dont une partie de l’eau éjectée provoque le déport, et qui entraine le déplacement de la pièce, par saccades successives.
- • Le bassinage qui est une opération complémentaire de l’arrosage qui vise à rafraichir le feuillage et à le débarrasser des poussières qui obturent ses pores. Il est réalisé avec un arrosoir ou une lance d’arrosage munis d’une pomme ou d’un jet très fin.
Pour économiser l’eau, on peut utiliser le paillage qui consiste à étaler au pied des plantes une couche de 3 à 5 cm de matériaux tel que la paille, le fumier haché, la tonte de gazon, la tourbe, etc. de façon à interrompre l’évaporation de l’eau du sol. Il permet de conserver une humidité régulière et d’économiser les arrosages.
Le projet de plantation
Comme je te le disais en introduction : Que tu disposes d’un terrain ou pas, tu peux t’adonner au jardinage et mettre sur pied ton projet de culture. Évidemment, en appartement ou en maison individuelle avec terrain, les projets seront différents du fait de l’espace disponible pour se faire. Dans un espace réduit on utilise des pots, des bacs et on plante en pleine terre si on dispose d’un terrain.
Si tu pars de zéro, la feuille de papier devant toi pour mettre les idées est blanche ! Ce n’est pas un souci. Ce serait bien de rechercher une collaboration des membres de la famille (parents, enfants). En plus tu nous trouveras à tes côtés pour non seulement te donner des idées mais aussi d’aider pour la réalisation du projet.
Tu peux débuter l’élaboration de ton projet à l’aide du tableau ci-dessous :
Projet de jardin
| QUI ? | Parents Enfants Et autres personnes selon désir | Association Ou Personne intéressée | Site Internet dédié au jardinage |
| QUOI ? | Mise en place du jardin Son entretien Récolter | Formation Coups de main plantation | Formation Sources d’informations |
| OÙ ? | Terrains disponibles Maisons individuelles Balcons appartements | Sur les espaces définit par les membres | Voir adresse des sites internet sur portable et ordinateur |
| QUAND ? | Date à définir | Rendez-vous à prendre pour chaque projet | À tout moment pour tous |
| COMMENT ? | Plantation de plantes : Épices – plantes médicinales – légumes – arbres fruitiers – fleurs … | Étudier les projets Aides à la réalisation et visite de suivi | Inscription au site |
| COMBIEN ? | Cotisations à définir Acquisition du nécessaire pour la mise en place | Étudier les projets Aides à la réalisation et visite de suivi | À définir |
| POURQUOI ? | Autoconsommation Faire des économies Faire de la qualité bio | Aides Sur le terrain Conseils Accès site internet | Mettre à disposition les bases du jardinage |
Qu’est ce qui peut être planté
Dans cette rubrique je vous propose sans être exhaustif, d’énumérer les plantes que vous pouvez envisager de produire sur votre balcon et dans le cas ou vous disposer d’un terrain :
Sur votre balcon :
| Épices pays | Thés | Légumes | Fruits | Salades |
| Coriandre | Brisée | Aubergine | Tomate | Laitue |
| Céleri | Basilic | Radis | Citron | Cresson |
| Persil | Menthe | Carotte | Fraise | Épinard pays |
| Romarin | Citronnelle | Patate douce | Merise | Pourpier |
| Gros thym | Herbe à ver | Pomme de terre | Goyave | Concombre |
| Petit thym | Orthosiphon | Courgette | Ananas | Pourpier |
| Oignons | Tension | Herbage | Acérola | Herbe amère |
Sur votre terrain :
En plus de ce qui a été noté pour le jardinage terrasse ou balcon, on peut envisager :
| Légumes | Fruits | |
| Fruit à pain | Papaye | Abricot pays |
| Igname | Manguier | Caïmite@ |
| Choux de Chine | Mandarinier | Pomme cannelle |
| Choux blanc | Oranger | Pomme d’eau |
| Giromon | Goyavier | Pomme cajou |
| Christophine | Merisier | Pomme liane |
| Kamanioc | Bananier | Pamplemousse |
| Manioc | Avocat | Chadèque |
| Poivron | Prune de cythère | Pastèque |
Entretien des plantes
Pour avoir de bons résultats en matière de jardinage, on ne peut pas se passer de l’entretien des plantes ce qui nécessitent qu’elles soient visitées au moins une fois tout les 2 jours pour détecter leurs besoins surtout pour les plantations récentes. Dans cette partie, nous n’allons pas rentrer dans trop de détails et ne citer que les opérations les plus importantes
L’arrosage
Nous avons déjà vu son importance précédemment. L’eau représente approximativement 90 % de la masse du végétal et c’est en elle que la plante puise sa nourriture. Le manque d’eau entraine le flétrissement de la plante et l’excès d’eau l’asphyxie des racines et dans les deux cas cela peut aboutir à sa mort. Il n’existe pas de règle, le conseil qui peut être donné c’est d’observer le sol et la plante et vous saurez quand arroser.
Paillage
Il va consister à recouvrir le sol de paille pour limiter l’évaporation et la pousse des mauvais herbes et enrichir le sol car la paille du fait de sa décomposition se transforme en humus.
Lutte contre les mauvaises herbes sarclage
Les mauvaises herbes entrent en concurrence directe avec les plantes tant au niveau de l’eau qu’en ce qui concerne les éléments minéraux contenus dans le sol et même pour la lumière quand elles sont plus grandes que les végétaux cultivés. Elles peuvent en outre abritées des parasites et des maladies qui se retrouvent sur les plantes. Pour toutes ces raisons, il faut absolument les éliminées des vos plantations. Le jardinier a à sa disposition pour se faire :
L’extirpation manuelle
Consiste simplement à arracher manuellement les mauvaises herbes en prenons soins de ne pas abimer les plantations.
Sarclage – Binage
Permet de supprimer les herbes à l’aide d’une binette ou d’une houe. Il est conseillé de le faire sur un sol légèrement humide pour éviter la poussière et rendre le travail plus aisé. Il est aussi bon de profiter de cette opération pour remuer la surface du sol ce qui permet de diminuer l’évaporation du sol et l’aération des racines.
Le désherbage chimique
C’est le recours aux herbicides pour éliminer les herbes que nous citons pour mémoire car nous sommes contre l’utilisation de cette technique qui est nuisible pour l’environnement.
La fertilisation
Le sol est en même temps le support et le garde-manger de la plante. Il est bien évident que si la plante ne trouve rien dans le sol pour se nourrir, elle va rester chétive et ne va rien produire. L’idéal serait d’avoir dès le départ une analyse de sol qui permette de voir sa composition en éléments minéraux et de compléter si nécessaire en tenant compte des besoins de la plante à cultiver. Dans la plupart des cas, on ne dispose pas de cette analyse et ce n’est pas un problème. On peut considérer le sol comme un simple support inerte et l’enrichir en tenant compte de la fumure préconisée pour cette culture. De toute manière lorsqu’on apporte du fumier, du compost, de l’humus, la plupart du temps on ne connaît pas la composition mais on sait que cela fait du bien au sol et à la plante.
Dans cette partie nous allons passer en revue ce dont dispose pour améliorer son sol :
Les amendements
Ce sont des produits que l’on met dans le sol pour améliorer ses propriétés physiques, chimiques et biologiques et faciliter l’action des engrais.
On distingue 2 catégories d’amendements : les amendements calcaires qui apportent le calcium et les amendements humiques apportant l’humus.
Les amendements calcaires
Le calcium est un aliment pour la plante, facilite les échanges dans le sol et améliore les qualités physiques du sol par l’ameublissement des terres lourdes et en donnant du corps aux terres légères. Il est conseillé de chauler avant de préparer le sol à recevoir la culture.
A titre indicatif, on peut mettre de 50 à 100 g au m2 de chaux vive (90% de CaO) ou 100g à 200g de calcaire broyé (50% de CaO) chaque année. Pour les sols calcaires l’apport n’est pas nécessaire.
Les amendements calcaires sous la forme de produits cuits (chaux vives, chaux éteinte, chaux magnésienne) ou de produits crus (calcaire broyé, dolomies, marnes). Ce qui est important c’est de tenir compte du % de Cao dans le produit pour calculer la dose à mettre.
Les amendements humiques
L’humus résulte de la décomposition de la matière organique d’origine végétale (fumiers, déchets de récoltes, engrais verts, pailles…).
Son rôle est capital et revêt un aspect triple : physique, chimique et biologique.
- o Physique : Par l’amélioration des propriétés physiques du sol en exerçant une action très favorable sur la structure. Cela permet une bonne circulation de l’eau, de l’air et des racines dans le sol.
- o Chimique : En augmentant la capacité d’échanges du sol, en étant une source d’aliment pour la plante et en favorisant l’action des engrais.
- o Biologique : En augmentant l’activité biologique du sol par l’apport de milliers de microorganismes qui font du sol un milieu vivant. Les acides humiques ont action stimulante sur la croissance des végétaux.
Le fumier
C’est la principale source d’humus venant des élevages (bovins, caprins, ovins équidés…). On peut en trouver à la ferme ou dans les structures spécialisées plantes. Sa composition varie et est souvent donné par une étiquette sur l’emballage. La dose moyenne d’utilisation est de l’ordre de 3kg/m2
Le compost
Tous les déchets végétaux de la maison et du jardin peuvent être transformés en cet amendement humique aussi précieux que le fumier. Il suffit d’entasser mauvaises herbes, épluchures, marc de café, feuilles mortes etc. dans un coin du jardin et les microorganismes effectueront le travail de décomposition de la matière organique en humus. Il faut attendre qu’il soit bien décomposé pour l’utiliser comme le fumier.
Les engrais verts
Ce sont des plantes que l’on cultive en vue de les enterrées sur place par un labour. Le principe est de retourner la terre pour que les plantes soient enfouies. À la décomposition, les plantes restituent au sol leurs éléments constitutifs. On estime que la matière verte fournie en équivalent fumier la moitié de leur poids.
Les engrais minéraux
Les engrais minéraux sont des produits de l’industrie chimique. C’est pourquoi, il convient pour l’environnement d’utiliser de préférence des engrais naturels utilisables en agriculture biologique. Les engrais fournissent des éléments utiles à la plante sous une forme concentrée. La plupart ne contiennent qu’un élément utile (azote (N), phosphore (P), potassium (K). Certains engrais associent deux, et plusieurs de ces fertilisants et apportent en même temps de la chaux. Ces derniers peuvent contribuer à la neutralisation d’un sol acide, mais leur emploi doit être évité en terrain calcaire.
Que pouvons-nous trouver comme engrais sur le marché ?
Les engrais simples apportant un seul élément
Les engrais azotés
Les engrais potassiques
Les engrais composés
Le commerce propose des engrais complets dans lesquels sont associés l’azote (N), acide phosphorique (P) et potassium (K). La composition des engrais complets est indiquée par 3 chiffres qui désignent respectivement le pourcentage d’azote (N), d’acide phosphorique (P) et de potassium (K) ; ainsi une formule N.P.K. 12. 8.24 désigne un engrais qui contient 12 kg d’azote, 8 kg d’acide phosphorique et 24 kg de potassium.
Ces engrais sont incontestablement les plus intéressants pour l’amateur et leur épandage est facilité car ils se présentent sous la forme de granulée. Il faut tout de même faire attention car les mélanges sont étudiés pour les besoins de telle ou telle culture.
Le prix est fonction de la formule : plus les concentrations en éléments sont élevées plus l’engrais est coûteux. Le prix est également fonction de la rapidité d’action. Ceux contenant des éléments immédiatement assimilables (nitrates, superphosphates) sont plus chers et plus précieux pour le cultivateur.
L’épandage des engrais
L’objectif étant d’avoir les fertilisants à proximité du système racinaire, les méthodes d’épandage varieront selon la profondeur des racines.
En résumé :
Les engrais azotés peuvent sans inconvénient, être apportés en couverture, au moment où la plante en a besoin.
Les engrais phosphatés et potassiques doivent si possible être enfouis, surtout sous climat sec.
S’agissant de la localisation des engrais il s’avère plus avantageux de les mettre au voisinage des racines ce qui favorise l’assimilation des éléments fertilisants.
Taille
La taille fait partie de l’entretien à apporter aux plantes et consiste, à l’aide d’un sécateur ou d’une scie pour les grosses branches, à débarrasser le végétal d’abord des parties sèches ou mortes (feuilles, branches) mais aussi des parties vivantes quand cela est nécessaire. Dans ce volet, nous n’allons pas rentrer dans les détails dans les différentes techniques que l’on peut trouver dans la littérature et sur internet pour privilégier la pratique sur le terrain.
Lutte contre les ennemis des cultures
Les végétaux peuvent être confrontés à de nombreux ennemis qu’ils soient animaux, insectes, champignons, bactéries, virus…Cela oblige le jardinier à être vigilant pour détecter au plus tôt les attaques afin de mettre en place des moyens pour les enrayer. Pour préserver l’environnement nous allons privilégier les moyens naturels de lutte.
Ci-dessous quelques astuces que nous pouvons utiliser :
- ♣ Choix de variétés résistantes à la maladie lorsqu’elles existent.
- ♣ Faire la rotation des cultures en variant les cultures et familles de plantes sur une même parcelle ou dans un même pot.
- ♣ Application de l’eau savonneuse (savon noir et autres) sur les insectes tels que les acariens, cochenilles…
- ♣ Enlever et brûler le feuillage infesté pour les champignons.
- ♣ Destruction manuelle des chenilles, limaces et escargots sur les plantes telles que le piment les poivrons, les choux…